TDSPP – (tout droit sur piste principale) de Hubert Auriol

TDSPP – (tout droit sur piste principale) de Hubert Auriol

TDSPP – (tout droit sur piste principale)

la biographie d’Hubert l’Africain.

TDSPP- Tout droit sur piste principale la biographie d’Hubert Auriol

TDSPP fait partie du vocabulaire très initié des pistards du désert. Cela signifie Tout Droit Sur Piste Principale et c’est un signe de bonheur parce que l’on a une vraie piste visible à suivre, et que durant quelques km le pilote va pouvoir s’amuser… à piloter jusqu’à la case suivante du road book.
Hubert est un pilote qui s’est d’abord fait connaître en gagnant le Paris-Dakar (le vrai, l’Africain) deux fois sur une BMW. Puis, après un accident en fin de rallye qu’il avait pratiquement gagné, les images ont fait le tour du monde, il s’est lancé dans un défi aéronautique insensé. Battre aux commandes du même avion le record du tour du monde de Howard Hughes qui remontait à 1938, Henri Pescarolo faisait partie de la bande de quatre potes dans le cockpit de l’avion.
Enfin Hubert a été le premier pilote à gagner le Paris-Dakar à moto et en auto, donnant des idées à un certain Stéphane Peterhansel.

Son surnom est du à sa carrière en Afrique, du temps des vrais Dakar et pas de l’ersatz sud américain que l’on voit aujourd’hui sous ce nom à la TV, il y a d’ailleurs un vrai descendant du Paris Dakar, qui s’appelle Africa Race.

Il est vraiment Africain puisque né en Ethiopie où il a passé dix ans de sa vie…

On apprend dans son bouquin une quantité énorme de détails pratiquement inconnus de sa vie, on peut ainsi entrer dans l’univers d’un héros, motard mythique qui a largement dépassé son statut de pilote de désert…

Et puis il ya les trucs connus, ce transfert de tout le rallye, autos, motos, camions, camions d’assistance, hélicos, alors qu’il en était le boss sportif, dans les plus gros avions du monde de l’époque, les Antonov 124 , pour voler par-dessus le Niger où le terrorisme faisait une triste entrée, en direction de la Lybie, cette année là, la course se terminait en Egypte.

Ou encore ce que me racontait Pescarolo, évidemment présent pour cette présentation, il est un des grands amis d’Hubert Auriol, la scène se passe lors de leur record aérien autour du monde…

Quand l’avion a survolé les USA d’ouest en est, Patrick Fourticq, commandant de bord à Air France, qui volait aussi sur les vieux avions qui suivaient le Dakar, il était évidemment de l’équipage du Spirit of J&B, avait demandé à Pesca, connu comme pilote d’endurance, de prendre le manche pendant les sept heures que durait la traversée du pays. Ceci parce que tout le monde était crevé. Henri avait le casque radio sur la tête, ne comprenait rien à ce qui se baragouinait en angliche, a jeté le casque sur le tableau de bord et a traversé les USA sans aide radar et sans rapports avec les tours de contrôle ! Quand Fourticq s’est réveillé, même si l’on n’était pas encore à l’époque des surveillances extrêmes pour cause de terrorisme, il a cru devenir fou d’avoir traversé le pays sans aucun contact radio. Réponse de Pesca « font chier avec leur trafic radio, c’est incompréhensible »…

Et oui, comme tout ce qu’a fait Hubert, c’était la grande époque des pionniers…

 

Un petit cours de road-book

Il faut imaginer qu’en lisant (en déroulant sur une moto) ce document, on roule parfois à 160 km/h, parfois à 40 km/h dans des lits de cailloux où tout se barre dans tous les sens, on a donc intérêt à le lire vite et bien, comme les musiciens le font sur une partition !

En ouverture j’ai mis une photo du road book première époque du Paris Dakar, écrit à la main avec de petits tampons ancrés représentant (mal) les difficultés pour les concurrents ne parlant pas français, on y trouve deux célèbres inscriptions, TDSPPet « suivre traces invisibles »…  

Sur le road book plus moderne ci-dessus, on trouve donc des cases, chacune symbolise un changement de direction, de terrain, de cap, de repère visible etc…

On y retrouve le kilométrage total auquel on ne touche pas sur le trip, cela permet parfois de se recaler, et le kilométrage partiel entre deux cases, il faut donc remettre le deuxième compteur du trip à zéro à chaque fois.

Les initiales « Imp » signifient impératif, « MVS » veut dire mauvais, autrement dit casse gueule…

Ensuite il ya les hiéroglyphes, signifiant une marche à monter, une marche à descendre, les contrôles de passage (CP) le hors piste (HP), les points GPS des cases, quand les pilotes d’avion me disent qu’ils ont dix secondes pour prendre une décision cruciale, ils me font marrer là c’est ¼ de seconde et encore d’un œil en surveillant la piste.

En tous cas bienvenus dans le monde des pistards !

TDSPP sur la trace d’Hubert l’Africain

350 pages, 540 photos, 34 euro

Auteur
Hubert Auriol
Préface
Henri Pescarolo
Editeur
Lveditions.com
Date de parution
15/01/2019
EAN
978-2362140310
ISBN
2362140318
T.D.S.P.P.* Sur les traces d’Hubert l’Africain * (Tout Droit Sur Piste Principale)

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